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Les « meilleur bistrot »

Les « Meilleur bistrot » du Grand Bistrot de Noël

Depuis sa création en 1987, le Guide Lebey désigne chaque année le « meilleur bistrot de l’année ». Suivi dans cette démarche par Staub, les enquêteurs et Pierre-Yves Chupin choisissent les lieux qui ont su les enthousiasmer par leur cuisine, leur identité et leur atmosphère. Ces endroits propices aux retrouvailles, en famille ou entre amis, il y fait bon parler un peu plus fort que d’habitude et la conversation enjouée y nécessite une convivialité assumée.

A l’occasion du Grand Bistrot de Noël, voici 10 d’entre eux réunis l’espace d’une soirée unique pour proposer des plats signatures succulents.

Affinité – 75005
« meilleur bistrot » 2019
Capitaine – 75004
« meilleur bistrot » 2018
Polissons – 75018
« meilleur bistrot » 2017
Mensae – 75019
« meilleur bistrot » 2016
A.Noste – 75002
« meilleur bistrot » 2015
Les Enfants Rouges – 75003 et Caillebotte – 75009
« meilleur bistrot » 2014 ex-aequo
Cornichon – 75014 et Pirouette – 75001
« meilleur bistrot » 2013 ex-aequo
L’Affable – 75007
« meilleur bistrot » 2012

Affinité par Thibault Loubersanes

Thibault Loubersanes (Affinité)À la place du Verre de Contact qui avait perdu depuis longtemps le contact avec la qualité, voici Affinité, bistrot et fils naturel du Alliance de Toshitaka Omiya et Shawn Joyeux. Devanture rouge cardinal, moellons bien poncés, banquettes vert bronze, sièges rouges, parquet, tables de bois, murs gris et bleu canard, beaucoup de lumière, cuisine ouverte sur la première salle, vins au verre tirés d’une machine qui les protège de l’oxydation. Aux casseroles, une petite équipe conduite par Thibault Loubersanes qui envoie, l’air de rien, des assiettes signalées chacune par seulement trois produits, laissant toute sa place à l’imagination. Cuissons exemplaires et dressages esthétiques, sans chichis. L’excellent menu à 29€ est proposé tous les jours, midi et soir. Choix de vins avec des producteurs rares sur les cartes (Marc Tempé en Alsace). Eau filtrée offerte. Service rapide et sympathique.

A l’occasion du Grand Bistrot de Noël, Thibault Loubersanes prépare des Ravioles de foie gras et betterave.

Affinité 52, boulevard Saint-Germain 75005 Paris

Mensae par Maxime Bouttier

Maxime Bouttier (Mensae)Quand le grec et le latin auront disparu de l’enseignement, il restera en héritage la chanson de Brel (Rosa) et ce bistrot (Mensa = table)… Un agréable lieu chic (parquet) et clair, aux couleurs pastels (camaïeu de gris), sans déco pesante. Drivé par Thibault Sombardier depuis son réputé Antoine des quais de Seine, avec un nouveau chef exécutif sur place, Cho Jun-sik. Cuisine fraîche, colorée, un peu frimeuse dans les énoncés de la carte. Une adresse à garder pour les formules du déjeuner à prix cantoche, le goût affirmé pour les légumes, la qualité des produits et la justesse des cuissons. Quelques vins intéressants à piocher dans la carte marquée « nature ».

Pour Grand Bistrot de Noël du 12 décembre prochain, Maxime Bouttier a imaginé une fricassée d’escargots et champignons du moment persillés, sabayon tiède .

Mensae 23, rue Mélingue 75019 Paris

Pirouette par François-Xavier Ferrol

François-Xavier Ferrol (Pirouette)François-Xavier Ferrol, le chef hipster peut être le plus tatoué de la place, en tout cas l’un des bien capés (Épicure aux côtés d’Éric Frechon pendant cinq ans, sous-chef chez Ledoyen avec Yannick Alléno pendant un an) avant de pirouetter pour lui depuis 2012 dans un beau lieu éclairé par de grandes verrières, haut plafond, parquet à larges lames, mezzanine pour mater les mangeurs. Plus que dans les trop sages propositions du déjeuner, c’est dans la carte menu qu’il faut aller piocher de vraies surprises (gels d’hibiscus ou de balsamique, rares baies sauvages magao, aloe vera, le goût pour les graminés) dans des plats aussi colorés que la peau du chef. Le soir, menu dégustation à 65€ (en 6 services).

Présent au Grand Bistrot de Noël, le chef Ferrol concocte un Boudin blanc croustillant, soufflé pommes de terre cacahuète et jus de volaille truffé.

Pirouette 5, rue Mondétour 75001 Paris

Les Enfants Rouges par Daï Shinozuka

Daï Shinozuka (Les Enfants Rouges)Beau décor: tableaux modernes, bois flottés peints, mobilier de bois et deux petites tables à plateaux de carreaux de faïence peints et piétement de fonte. Daï Shinozuka, ancien compagnon de Camdeborde, propose  dans ses menus/carte des plats particulièrement originaux mêlant produits de la mer et de la terre, soignant les légumes et leur cuisson, n’oubliant pas les abats (cœurs de canard, langue et ris de veau, pied de porc) ni le gibier sauvage en saison. Outre les menus du déjeuner et du dîner, le chef propose une dégustation « surprise » le soir en six services (75€). Belle carte des vins.

Pour célébrer les fêtes de Noël comme il se doit, le chef Daï Shinozuka prépare une assiette de Cabillaud en deux façons, à la vapeur et brandade, sauce vin blanc et caviar d’Aquitaine  !

Les Enfants Rouges 9, rue de Beauce 75003 Paris

A. Noste par Julien Duboué

Julien Duboué (A Noste)Si A Noste signifie en gascon « chez nous », tout est fait dans ce sympathique établissement pour que chacun s’y sente chez soi. Jusqu’à pouvoir choisir entre trois espaces, terrasse et salle du bas avec carte de tapas ou, au premier étage, salle plus confortable avec menu à trois plats au déjeuner ou cinq au dîner. Chacun choisira donc son ambiance, tapas et coude à coude aux tables d’hôtes ou, pour nous lors de notre passage, fauteuils cossus et repas hautement bistronomique. Quel que soit le mode choisi, une cuisine à la fois bien de terroir et bien de son temps avec un savoir-faire inégalé dans les cuissons (magret de canard cuit sur l’os) ou les assaisonnements (cabillaud rôti et sa vierge exotique). Belle carte des vins, qui évidemment privilégie les vins de nouvelle Aquitaine, et service plein d’allégresse car Julien Duboué sait, comme nul autre chef, motiver et dynamiser ses équipes.

Qui dit Noël, dit bûche, et c’est donc Julien Duboué et son chef pâtissier qui s’y collent pour le Grand Bistrot de Noël : Bûche clémentine, sarrasin, vanille .

A. Noste 6 bis, rue du 4 Septembre 75002Paris

Polissons par Romain Lamon

Romain Lamon (Polissons)Belle salle policée (lumière douce, parquet, murs blancs, tableaux modernes, tables bleues), cuisine largement ouverte au fond. Les bonnes affaires (deux propositions par service) du déjeuner montrent que le chef sait: 1. Faire du pain (mieux que beaucoup de boulangeries); 2. Choisir ses produits et ses fournisseurs; 3. Aimer les légumes; 4. Cuire parfaitement les 2 & 3… Mais c’est la carte qui démontre le mieux son talent dans une offre plus large. Pièces à partager pour deux le soir et le samedi midi. Belle carte de vins.

Les végétariens ont aussi le droit à des plats de fête au Grand Bistrot de Noël comme celui imaginé par le chef Romain Lamon : Celerington, céleri, duxelles de champignons, pâte feuilletée .

Polissons 35, rue Ramey 75018 Paris

Le Cornichon par Franck Bellanger et Matthieu Nadjar

Franck Bellanger et Matthieu Nadjar (Le Cornichon)Ce Cornichon a bien de l’imagination toute l’année. La cuisine, signée Matthieu Nadjar, met en exergue essentiellement les produits du moment. Au printemps et l’été, les plats s’envolent : ils sont d’une légèreté insoupçonnée et plein de couleurs. À l’automne, on garde la même philosophie, mais on passe aux choses sérieuses : le gibier prend place dans des assiettes composées avec grand soin et c’est un régal. Desserts de bon niveau et remarquable sélection de bouteilles choisies avec la complicité de Franck Bellanger. Accueil des plus conviviaux et menus, à midi surtout, d’un excellent rapport qualité/prix.

Du soleil à Noël? C’est l’idée du chef Nadjar d’apporter cette touche méditerranéenne pour un dessert gourmand à l’occasion du Grand Bistrot de Noël : Agrumes de Sicile en salade vanillée, glace à la bière et olives bonbons.

Le Cornichon 34, rue Gassendi 75014Paris

L'Affable par Olivier Helion et Julien Guilloret

Olivier Helion (L'Affable)

Des banquettes de velours rouges, un vieux parquet ciré, un comptoir Nectoux, le décor de l’Affable en fait bien un bistrot-chic, rassurant s’il en est. Il n’a pas fallu beaucoup de temps pour qu’il réunisse la clientèle exigeante du quartier. Poitrine de cochon cuite 7 heures (gras fantastique !) et ris de veau piqués aux anchois confirment bien la maîtrise du nouveau chef comme le talent du propriétaire pour maintenir un haut niveau de qualité.

Le chef Julien Guilloret qui participe au Grand Bistrot de Noël y prépare la Volaille des Fêtes en deux façons, topinambour cardamomé, foie gras et lard de Colonnata.

L’Affable 10, rue de Saint-Simon 75007 Paris

Capitaine par Baptiste Day

Baptiste Day (Capitaine)Capitaine tient le cap avec talent. Décor brut à l’élégance discrète (couteaux gravés, comptoir doré, …). La formule du déjeuner attire quand la carte du soir est vite plébiscitée. Le chef Baptiste Day joue avec les herbes (livèche sur la soupe d’agrumes), les couleurs (rouge des betteraves et le sang du pigeon), les textures (ceviche de maigre taillé comme des sushis). Son passage à l’Ambroisie voisine, à l’Astrance, à l’Arpège et son travail avec Tatiana Levha se retrouvent dans ses assiettes. La pointe de fleur de sel sur le chou au chocolat redonne du peps, la cuisson au barbecue des asperges blanches au beurre noisette emballe les papilles, le piment réveille subtilement le poisson cru (bonite, maigre, …). Ce jour-là un brebis corse s’invitait près des desserts. Ne soyez pas inquiets si la plupart des vins proposés n’ont pas d’origine contrôlée (VDF), ils permettent de découvrir le travail de vignerons souvent méconnus et de voguer hors des sentiers battus. Équipe en salle professionnelle. Rare dans le quartier.

Baptiste Day régalera les amateurs de cuisine végétarienne mais aussi tous les autres grâce à sa Courge, agrumes, sarrasin qu’il préparera pour le Grand Bistrot de Noël.

Capitaine 4, impasse Guéménée 75004 Paris

Caillebotte par Franck Baranger

Franck Baranger (Caillebotte)Installée dans l’ancienne boutique de la famille du peintre Caillebotte, la deuxième adresse du trio Franck Baranger, Edouard Bobin et Nicolas Chatellain (après Pantruche, avant la Belle Maison et le Coucou) a toujours belle allure: placage de loupe de bois blond sur les murs, comptoir en marbre face à la cuisine vitrée. La cuisine maintient fermement son cap: bons produits, préparations simples misant sur la fraîcheur. Le choix des vins est surclassé par celui de la Belle Maison.

Le Grand Bistrot de Noël méritait un dessert au chocolat de très haut niveau ! Et c’est Franck Baranger qui s’en occupe avec sa Ganache chocolat, praliné noisette, olives noires séchées.

Caillebotte 8, rue Hippolyte-Lebas 75009Paris